50 000 mots en un mois, 1667 mots environ par jour pendant 30 jours. Ça ressemble à un mauvais problème de maths et pourtant on parle bien d’écriture. Le NaNoWriMo (National Novel Writing Month) revient chaque année au mois de novembre.

Vous vous êtes parfois demandé pourquoi certains de vos amis disparaissaient pendant le mois de novembre (ou étaient largement moins disponibles) ? Ce n’est pas l’arrivée de l’hiver, les grippes précoces ou l’anticipation de Noël. Non. C’est le NaNoWriMo, ce challenge d’écriture qui demande un investissement quotidien de plusieurs heures.

Les origines du NaNoWriMo

Créé en 1999 aux Etats-Unis et suivi par une vingtaine de personnes, ce projet s’est depuis internationalisé. Aujourd’hui, ce sont des millions de personnes à travers le monde qui relèvent le défi. Il y a même des sponsors qui offrent des prix à ceux qui arrivent à franchir la ligne d’arrivée leurs 50 000 mots sous le coude. Mais ce n’est pas vraiment l’important.

Sur le site du NaNoWriMo, chaque auteur à sa fiche personnelle qui reprend les projets année après année, marque les accomplissements et permet aux auteurs de suivre leurs amis. On y trouve aussi des forums dans toutes les langues pour parler personnages, scénario, écriture ou tout simplement se soutenir moralement.

Mon aventure NaNoWriMo

Je suis tombée sur ce challenge un peu par hasard à une époque où on se lançait des petits défis avec mes copines écrivaines. Ecrire 2 pages en 1 heure par exemple. Nous étions bien loin de la performance exigée par le NaNo et pourtant… Toute personne qui me connait un peu sait que j’aime relever des défis, même si je me plante 9 fois sur 10. Et comme j’aime écrire, la suite est aussi simple que 1 et 1 font 2 !

J’ai participé pour la première fois au NaNo en 2013. A l’époque, j’étais à mon compte et pouvais moduler mon temps comme je le souhaitais. Ça ne m’a pas empêchée de ne pas saisir l’ampleur du projet et de finir le mois de novembre avec 10 fois moins de mots que prévu.

L’année suivante, j’ai récidivé, avec un autre projet : le second volet des aventures de Cassandra et Max. Cette fois-ci, le pari a été gagnant. J’ai écris non-stop chaque jour, prenant même parfois de l’avance. Il y a tout de même eu un creux au milieu du mois. Ecrire non-stop est épuisant. On dit que le cerveau est un muscle qui doit être entrainé, je vous confirme qu’il doit aussi se reposer un peu parfois.

C’est un sentiment étrange d’aller puiser aussi loin dans son imagination, de forcer les mots à sortir et surtout, d’accepter que la formulation n’est pas bonne et qu’il faudra tout reprendre une fois novembre achevé. Mais le résultat est plus que satisfaisant, le premier jet de mon tome 2 était là et quand j’ai passé les 50 000 mots, c’était comme si je venais de courir un marathon. S’en était un d’ailleurs, un marathon des mots exaltant.

Le NaNo 2017

Depuis, j’ai participé chaque année, avec plus ou moins de temps. Ecrivant parfois 17 000 mots, parfois 3 000, mais n’abandonnant jamais malgré la déception de ne pas atteindre mon but. Je maudissais simplement ce compteur de mots qui devenait une obsession.

Cette année ne fera pas exception, je vais participer au NaNoWriMo 2017. Pourtant mon emploi du temps est plus que chargé. Entre un nouveau travail très prenant et un mémoire à rendre, le mois de novembre va être intense. Mais je sais aussi que plus j’ai de choses à faire, plus je suis efficace alors… pourquoi pas ?

J’ai longtemps hésité sur le sujet d’écriture… J’aurais pu choisir mon mémoire et me la jouter NaNoRebelle (oui, ça existe… Le Nano, c’est tout un univers, toute une culture) mais j’aurais perdu le plaisir de passer du temps avec mes personnages. Cette année, c’est Lucie et Andrew qui me tiendront compagnie pendant le mois de novembre. Vous pourrez suivre mon avancée sur ce site. Dans mon journal, il y a un encart NaNoWriMo en haut de la colonne de droite. Et vous aurez régulièrement de mes nouvelles sur Twitter, Instagram ou Facebook !

Je compte sur vos encouragements et je vais essayer de me dépasser pour sortir ces 50 000 mots en un mois !

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